Jour 4. On démarre par un petit tour au marché, un peu plus poussé cette fois. J'avais vu dans des reportages qu'au Vietnam, on mangeait de la viande de serpent, et que c'était vraiment bon. Je me suis dit qu'on en trouverait peut-être au Cambodge. Les poissons gigotent toujours, il y a des fruits que je n'avais jamais vu, et plus on avance, plus le marché est sans fin. Un poisson saute de son bac pour mettre un coup de boule dans mon mollet, et finir sur mes chaussures... Huummm je vais sentir bon. Au final on a trouvé tout ce qu'on voulait. C'était trop bon! Un petit goût de poulet. Ça y est, j'ai fait mon Koh Lanta de Battambang.
Etape suivante, détente au barrage de la mort. C'est un lieu très prisé des cambodgiens le week-end. Pour l'histoire, le lac a été creusé à la main, par des milliers de prisonniers sous les khmers rouges. Le but était de recréer un réservoir (façon Angkor Wat) pour irriguer les rizières alentour. Pendant un an, les pauvres cambodgiens ont creusé un bassin entre deux montagnes. Plus de 10 000 personnes sont mortes dans ces travaux, malnutrition, épuisement, maladie, et maltraitance.
Selon que ce soit la saison sèche ou la saison des pluies, la lac peut passer de 6 à 19 kilomètres de long pour 2 kilomètres de large. En arrivant sur la digue, je vois de l'eau à perte de vue. C'est magnifique. Nous dépassons les anciennes et les nouvelles vannes. Il y a des petites maisons sur pilotis, et des marchands de nourriture tout le long. Je me demande comment comment ça tient debout, tellement certaines ont l'air au bord de l'effondrement ou de tenir dans le vide. On en trouve une pour poser nos fesses. On déploie les hamacs, et bonheur total, le calme, la vue.
| Notre expédition |
| Le tonton |
Après une très longue pause hamac, et du grignotage local, on part faire un tour en bateau. Le batelier accepte de venir à la cabane, normalement nous aurions dû partir au ponton vers les vannes. Là, c'est la blague, en fait y a rien pour descendre au lac et au bateau. Du coup essaie de descendre entre 2 cabanes en se tenant à la perche du batelier. Une fois à bord la question est "vous êtes sûr qu'on va pas tomber en panne d'essence ou chavirer?" On s'éloigne du rivage petit à petit. Nous dépassons des cimes d'arbre et des toits de cabanes engloutis, des pêcheurs, demi tour à droite, et nous nous retrouvons au milieu d'un champs de lotus. Retour à la digue, le soleil se couche déjà. Il disparaît petit à petit derrière une montagne. On pourrait rester une éternité devant ce genre de paysage, mais les routes sont en mauvais état et non éclairées, les gens vont tous partir, il faut rentrer.
De l'autre côté des vannes, donc pas côté lac, on a aussi vu beaucoup d'enfants et de familles s'amuser et se baigner, avec d'immenses bouées noires rappelant des pneus. C'est un des lieux de rassemblements pour la détente du dimanche. Vu qu'il fait plus de 30 degrés, ça donne envie!
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