Ce matin, on enfile une jolie robe (nan c'est juste que j'ai réussi a avoir un morceau de photo de moi où je n'ai pas un super look de touriste) et on prends le train pour Osaka.
On arrive vers 12H. Absolument tout est en travaux autour de la gare. On a chaud, on a surtout faim. Tous les méga bâtiments autour de nous offrent une nourriture assez chère. Il n'y a pas de super food court comme à Kyoto.
On a abandonné nos bagages dans des lockers (super bon plan) et finalement trouvé à manger dans une petite rue qui n'inspirait pas trop confiance. On aurait dit celle où Moni avait testé le pachinko y a quelques (beaucoup) années. C'est pas un bon souvenir. C'était horriblement bruyant, complétement enfumé jusqu'à plus pouvoir respirer. On avait assez vite fui et la rue, et les pachinkos. Enfin c'est moins flippant en journée.
Alors, l'information importante que je n'ai pas dit, c'est qu'aujoud'hui, c'est le jour du Tanabata. C'est matsuri youpi ! On est parti voir le temple de Tenmangu. C'est l'effervescence. Les stands se montent. Les visiteurs arrivent.
Minute culture : Le temple est dédie au kami Tenjin, il est donc dédié aux études et à la réussite scolaire. Fondé en 949.
A ce moment là, on a fait l'une de nos plus belle rencontre de ce pays. L'instant où la méfiance des européens à fait face à la générosité d'une mamie. C'est une dame qui s'est présentée à nous comme guide touristique gratuite, pour expliquer le fonctionnement du temple shintoiste aux étrangers. Elle avait déjà été en France et avait beaucoup aimé son voyage. Elle s'appelle Takako. C'est là que l'on s'est méfié car RIEN n'est jamais gratuit chez nous. Surtout les guides, si tu le payes pas avant, tu laisses un bon pourboire à la fin. Mais non ! Tu es au japon ! Pas en France, ni en Thailande. Donc free, c'est free!
La gentille Takako nous explique comment prier, ce qu'est chaque objet sacré ajouté (comme l'anneau de foin). Elle a même de la monnaie pour aller prier car les chiffres sont important même pour les offrandes. On entends de la musique rituelle sortir du temple. (Vous avez vu le royaume des chats? C'est la même que lors de la procession du roi).
Takako nous montre ensuite qu'un spectacle va avoir lieu, et qu'il vaut mieux aller s'assoir avant que toute la foule n'arrive. Il commence aussi à pleuvoir, donc assis sous le chapiteau, ça me va. Takako revient nous voir, elle a ramené de petits éventails pour tout le monde ! Malgré la pluie, c'est vrai que la chaleur ne diminue pas. Les premiers musiciens viennent faire les balances. Ils sont tous à fond et veulent absolument finir les chansons qu'ils ont commencé.
Le spectacle commence. Il y a énormément de monde (yes c'est blindax). Takako revient nous voir encore une fois. Elle tient absolument à offrir des glaces aux enfants. Impossible de refuser, on voit que ça lui fait vraiment plaisir. Il y a de la musique, un défilé de jeunes filles en costumes qui présentent une danse de l'éventail. Des élèves en kimonos viennent nous jouer une fanfare endiablée. Le bonheur et la bonne humeur sont hyper contagieux. Tout le monde est dans le mood. On va passe mentir, nous on a grave kiffé, autant qu'eux. Les enfants s'amusaient autant à jouer que nous à les regarder.
Derniers intervenants. 3 garcons et 4 jeunes filles montent sur la scène. Attention, le présentateur les annoncent comme les futures idols! On nous distribuent des tracts pour le single qui va sortir. On va être honnête encore une fois. J'avais l'impression d'être dans un karaoké de vieilles chansons. (Après quelques recherches, c'est effectivement une reprise d'une chanson des années 20. C'est une comédie musicale qui est en préparation). Je crois que le pire, c'est que la chanson n'a pas quitté ma tête pendant 3jours ! Je vous laisse écouter.
Fin du show. Nous reprenons la route pour rejoindre le fleuve et le lâcher de lanternes. Contrairement à Moni, je ne m'étais pas du tout renseignée, donc je ne m'attendais pas à ça. Je pensais que ce serait un lâcher de lanternes aériennes comme dans Raiponce ou dans les dessins animés. En fait, c'est un lâcher de balles lumineuses flottantes. Elles sont jetées sur une partie du fleuve et s'allument en touchant l'eau. C'est vraiment très joli à voir. Les adultes se poussent tous pour mettre les enfants devant, même ceux qui ne sont pas les leur. En France, on a plutôt tendance à les piétiner pour mettre les adultes gigantesques au premier rang. On a aussi vu un papi ramasser une par une, toutes les feuilles sur la pelouse. On ne saura jamais si c'était un employé, un gentil fou, ou un maniaque.
Sur le retour de l'hôtel, on fait une rencontre nettement moins agréable que Takako. Un cafard gigantesque. Minimum 10cm. Alors peut être qu'en version animée, avec de grandes antennes frétillantes, il serait mignon, mais alors là, il n'est pas mignon du tout.
La petite bête, lors de notre traversée commune du passage piéton, choisi de nous suivre à droite. Moni tapa alors du pieds pour l'effrayer et l'envoyer voir ailleurs. Elle lui tourna alors le dos quelques secondes, avant de se retourner brusquement et de se diriger vers lui. Serait-ce l'effet coup de foudre? La petite bête (pas si petite) se jeta à ses pieds. Tapant une nouvelle fois plus rageusement du pied, il fit une tentative désespérée pour faire fuir la bestiole éperdument amoureuse. Peine perdue, nous dûmes alors presser le pas pour distancer cette petite âme tenace. Notre fuite réussie, nous reprîmes le chemin de notre hôtel.
Sinon pour la petite blague, les filles ont tellement eu peur du cafard, que deux rues plus loin, lorsqu'une feuille morte est passée devant leurs pieds, elles ont fait un saut de cabri en hurlant. Elles ont fait flipper tous les passants de la rue!
En bonus, nous avons trouvé le prénom d'Alice sur une enseigne. D'ailleurs on l'a vu récemment dans un drama cette ligne d'enseigne mais je ne me souviens plus lequel.