dimanche 30 avril 2017

Preah Khan

Plus le temps passe, et plus c'est dur de se souvenir des petits détails, donc il faut que je me dépêche un peu de tout raconter. Après Phnom Bakheng, nous avons continué avec le Preah Khan. Érigé par Jayavarman VII vers 1191, c'était un monastère et une université bouddhique. C'est immense et labyrinthique, c'est un temple plat. 





















On peut observer des trous dans les murs des salles, autrefois il y avait des pierres précieuses dedans (et aussi des petites poutres de bois). 
Dans une autre des salles, on peut admirer un stuppa de pierres, et l'ouverture dans le mur laisse passer la lumière pour faire apparaître le motif d'une chandelle.






Les gardiens forts sympathiques contre un billet ou deux, n'hésiteront pas à vous emmener dans des petites salles à moitié effondrées et quasiment inaccessibles. Vous y trouverez des sculptures mieux conservées vu qu'il y à moins de passage. On a aussi trouvé les paniers pic nic et nattes des gardiens, à côté d'un pot d'encens et d'un mini lieu de prière bien caché. Baissez bien votre tête d'ailleurs. Monsieur et moi avons vu la première petite salle, ensuite je l'ai laissé seul pour la deuxième. La déco nature et toile d'araignée dans les cheveux me branche pas trop. Le gardien leur a raconté l'histoire et la rénovation du temple, illustré de plein de photo qu'il a trouvé sur internet. Ensuite il fallait se souvenir de quel côté nous étions arrivé afin de retrouver la voiture. 



dimanche 16 avril 2017

Phnom Bakheng

Jour 8, ce matin, on retourne à Phnom Bakheng. Vu que tout le monde y va le soir, on est sûr d'être tranquille. D'ailleurs on est même les premiers. Les gens commençaient seulement à arriver lors de notre départ. Seuls 2 ou 3 gardiens montent tranquillement la garde assis à l'ombre des arbres. 
La minute histoire : Phnom Bakheng est l'un des premiers temples d'Angkor. Construit vers 900, il a la forme d'une pyramide et possédait  108 tours (chiffre cosmique dans la religion). Des milliers de touristes montaient chaque soir pour admirer le coucher du soleil, ce qui a beaucoup dégradé le temple. Il est actuellement en rénovation. Comme je l'ai dit quelques articles plus haut, le nombre de touriste au sommet est maintenant limité à 300.





La silhouette à droite, c'est Angkor Vat
















mercredi 12 avril 2017

Phnom Kulen, à l'assaut de la jungle

Après s'en être mis plein les yeux avec Banteay Srei, nous partons jouer les Mowgli. Direction Phnom Kulen, "la montagne aux litchis". Arrivé au bas de la montagne, un gardien me demande 20 dollars. Encore une fois mon bouquin est à la ramasse avec ses 14 dollars. Apparemment, on peut obtenir des billets à 10 dollars dans Siem Reap donc renseignez-vous. Le billet que vous achetez ne sert pas à la conservation du site mais part dans les poches de l'entrepreneur qui a construit la route (de terre). La route est constituée d'une terre de couleur rouge, très volatile, qui recouvre de poussière rouge les arbres alentours et tout ce qui traîne. 


Info en vrac : Kulen n'est pas son nom d'origine, mais il a été renommé comme ça à cause de tout les arbres à litchi qui poussent là-bas. Le mont culmine à 487 m. et se situe à 40km de Siem Reap. Dans ce parc national, il y a 145 espèces d'oiseaux répertoriées. Il ne faut pas se promener seul dans la jungle hors des chemins, il reste encore beaucoup de mines placées pendant la guerre. Il faut y entrer avant 11h et vous ne pourrez y repartir qu'après 12h. C'est ici que se trouvent les sources des rivières et des "baray" d'Angkor.


On est arrivé en haut de la route, et nous avons découvert plein de petits stands de nourriture. Il y a plein de petits cabanons aussi, les khmers viennent beaucoup se détendre et se baigner à la cascade. Nous descendons une petite pente,et la cascade est là ! Elle est toute petite! J'ai fait comme tout le monde, j'ai enlevé mes chaussures et j'ai trempé mes pieds dedans, j'ai même été tout au milieu. C'est miraculeux pour quelqu'un qui hait l'eau froide et les trucs inconnus comme moi. J'avoue, l'eau avait l'air propre, et j'ai commencé par un seul orteil. Avec la chaleur et le peu de profondeur de l'eau sur la pierre, l'eau est super bonne, ça donne envie d'y mettre plus qu'un pied. J'ai bien vu qu'au bout il y avait un vide intersidéral mais je n'ai pas voulu m'approcher. Il suffit que je glisse dans l'eau et paf dans le vide quoi ! Ensuite nous avons mangé et nous avons terminé avec les fameux beignets de banane. En mangeant, j'ai vu une immense araignée rayée de jaune sur une toile à quelques mètres de nous, elle a envoyé un espèce de jet à au moins un mètre plus loin. Déjà que ça me fiche les jetons de loin, hors de question de m'en approcher. Courageuse mais pas téméraire. J'ai trouvé qu'elle s'appelait Néphila, mais je n'ai pas trouvé ce qu'elle avait tenté de cracher sur le chien.


















Nous avons pris un petit sentier, et au bout? 3 petits garçons tout nus. Et derrière eux, un immense escalier en métal qui descend tout en bas. Première question : C'est vraiment solide ce truc? Çà va pas basculer? Certaines marches sont un peu pliées, et aussi mouillées, alors je fais attention à ne pas glisser. Deuxième question : Vais-je réussir à remonter tout ça après avoir crapahuter en bas? Oups, je comprends maintenant le mot cascade. Effectivement, ce n'était pas la petite de tout à l'heure. Elle est immense, magnifique, magique. L'eau arrive par l'endroit où j'étais quelques heures avant. Elle tombe quelques mètres plus bas, sous mes yeux, dans une sorte de piscine naturelle. Le lac est tout plein de gens qui se baignent et sautent depuis les rochers. Derrière moi, la jungle et des papillons énormes. J'ai réussi à remonter ! Et retourner à la voiture ! 








































Nous partons à la recherche des 1000 lingas, mais les panneaux étant effacés, nous demandons aux enfants sur la route. Ils nous emmène à la rivière, et nous racontent l'histoire des lingas, des sculptures, de la rivière, et de la situation actuelle des habitants des quelques dernier villages de la montagne. On a pu admirer les lingas, et une représentation de Vishnu (je crois) sur un serpent. Il y a d'autres sculptures mais malheureusement nous ne nous sommes pas aventurés plus loin. C'est en coulant sur les lingas que l'eau devient sacrée. Le plus petits des 3 frères nous montre un doudou au milieu de l'eau " C'est moi qui l'ait jeté, c'est mon doudou! ". Nous leur donnons quelques billets et direction le sommet de la montagne. 



Un lotus

Tête de Vishnu

Vishnu sur son serpent


















Arrivés à la pagode, des enfants nous propose de garder nos chaussures le temps de visiter la pagode. Elle a été construite tout en haut d'un rocher, où un Bouddha fut taillé. Le Bouddha couché est dirigé vers la gauche, ce qui est inhabituel, car ils sont habituellement dans l'autre sens. On a une vue sur toute la jungle, c'est trèèèèès...... vert. Et beau. Je me suis un peu dépêchée, j'étais persuadée de ne pas retrouver mes chaussures en redescendant, ou de les trouver aux pieds des petits garçons. Mais non, mes chaussures m'attendaient sagement sous l’œil de leur mini gardiens. On a fait le tour, regardé les statues, vu une empreinte de pieds de Bouddha, et c'est déjà l'heure de partir. Comme la nuit tombe vite et qu'il n'y absolument aucunes lumières dans la jungle, mieux vaut partir avant le crépuscule.